Stropharia melanosperma
Ce qu'il faut savoir
Stropharia melanosperma est une espèce fongique décrite pour la première fois par Pierre Bulliard (1742-1793), et dont le nom actuel a été donné par Claude-Casimir Gillet en 1878. Stropharia melanosperma fait partie du genre Kragskivlingar et de la famille des Strophariaceae. Elle est répandue en Amérique du Nord mais n'est pas souvent signalée. Elle pousse dans les zones herbeuses et les espaces verts fertilisés.
Les caractéristiques distinctives comprennent le capuchon blanc frangé de restes de voile ressemblant à des dents, les branchies blanchâtres-gris, l'anneau blanc dont le bord supérieur est doublé, et les caractéristiques microscopiques, y compris des spores assez grandes avec une extrémité légèrement tronquée et des chrysocystides.
"Stropharia melasperma" est une orthographe alternative.
Identification du champignon
Ecologie
Saprobe, poussant de manière dispersée à grégaire dans les zones herbeuses ; généralement trouvée dans les parcs, les pelouses, les jardins, les zones paysagères et les terrains vagues ; largement signalée en Amérique du Nord.
Cap
2-5 cm ; convexe au début, devenant largement en forme de cloche ou presque plate ; collante lorsqu'elle est fraîche ; chauve ou très finement fibrillosée ; blanchâtre dans l'ensemble, avec un centre jaunâtre très pâle et terne - ou parfois couleur paille pâle dans l'ensemble ; la marge jeune est festonnée avec des restes de voile partiel blanc, ressemblant à des dents.
Branchies
Étroitement attaché à la tige ; fermé ; branchies courtes fréquentes ; blanchâtre à gris violacé très pâle au début, devenant gris violacé ; les bords sont colorés comme les faces.
Tige
4-8 cm de long ; 4-7 mm d'épaisseur ; égale au-dessus d'une base légèrement renflée ; chauve ou très finement fibrillaire par endroits ; avec un anneau haut et serré qui présente un bord supérieur doublé et qui attrape la poussière de spores grisâtre-violacée dans les spécimens matures ; blanchâtre ; mycélium basal blanc.
Chair
Blanc ; ne change pas lorsqu'il est coupé en tranches.
Odeur
Pas distinctif, ou légèrement nauséabond et rappelant le goudron de houille.
Réactions chimiques
KOH à la surface du chapeau rose orangé pâle.
Impression des spores
Gris violacé foncé.
Caractéristiques microscopiques
Spores 10-13 x 6-7.5 µm ; plus ou moins ellipsoïde, avec une extrémité légèrement tronquée par une pointe 1-1.pore de 5 µm ; lisse ; jaune-brun dans KOH ; paroi épaisse. Basides 4-sterigmatiques. Chryso-chéilocystide abondante ; 30-40 x 5-10 µm ; largement fusiforme, devenant rostrée avec une petite extension ; hyaline dans le KOH ; à parois minces ; souvent avec des inclusions réfringentes jaunâtres. Chryso-pleurocystidia dispersées ; similaires aux chryso-cheilocystidia. Trama lamellaire parallèle. Pileipellis a cutis ; hyalin dans KOH ; éléments 2.5-7.5 µm de large, lisse.
Espèces similaires
Stropharia coronilla est très similaire mais peut être séparée par sa stature plus trapue, son chapeau plus sombre, et, plus définitivement, ses spores plus petites.
Synonymes
Stropharia melanosperma (Bull). ex Pers.: Fr.) Gillet, Hymén. Fr.: 579 (1874)
Agaricus melanospermus Bull., Hist. Champ. Fr.: pl. 540, fig. 2 (1792)
Agaricus melanospermus Bull. ex Pers., Syn. Meth. Fung.: 420 (1801)
Agaricus melanospermus Bull. ex Pers.: Fr., Syst. Mycol. 1 : 283 (1821)
Geophila melanosperma (Bull. ex Pers.: Fr.) Quél., Enchir. Fung.: 111 (1886)
Psilocybe melanospermus (Bull). ex Pers.: Fr.) Noordel., Persoonia 16 : 129 (1995)
Sources :
Photo 1 - Auteur : Jon (chat de garde) (CC BY-SA 3.0 Unported)
Photo 2 - Auteur : Jon Shaffer (watchcat) (CC BY-SA 3.0 Unported)


